Tailler ses rosiers
Le geste de printemps qui garantit une belle floraison
Facile
Mars (à la reprise de la végétation)
Rosiers, Taille, Débutant
La taille stimule le rosier : elle supprime le bois mort, aère le centre pour limiter les maladies, et concentre la sève sur de nouvelles pousses florifères. En Bourgogne-Franche-Comté, on attend la fin de l'hiver et le gonflement des bourgeons — souvent en mars, un peu plus tard en altitude — pour ne pas exposer les plaies au gel.
Un sécateur propre et bien affûté · Des gants épais anti-épines · Éventuellement un ébrancheur pour le vieux bois
Comment procéder
- Choisir le bon moment
Attendez que les bourgeons commencent à gonfler et que les fortes gelées soient passées. Un jour sec, sans gel annoncé, est idéal.
- Nettoyer d'abord
Supprimez tout le bois mort, les branches sèches, malades ou qui se croisent au centre. Objectif : un centre aéré, ouvert à la lumière et à l'air.
- Tailler au-dessus d'un œil extérieur
Coupez en biseau à environ 5 mm au-dessus d'un bourgeon tourné vers l'extérieur : la nouvelle pousse partira vers l'extérieur et non vers le cœur.
- Raccourcir selon le type
Rosiers buissons : gardez 3 à 5 yeux par branche (taille assez courte). Rosiers arbustifs et anciens : taille plus légère, on éclaircit surtout. Grimpants remontants : raccourcissez les rameaux latéraux à 3 yeux.
- Nourrir et pailler
Après la taille, apportez du compost ou un engrais rosier au pied, puis paillez. Le rosier démarre sa saison avec de quoi refleurir généreusement.
À retenir
Désinfectez la lame entre deux rosiers (alcool) pour ne pas propager de maladies d'un pied à l'autre.
Un rosier buisson taillé trop timidement s'épuise et se dégarnit du bas. La taille franche le régénère.
Couper les roses fanées au-dessus d'une feuille saine relance des vagues de floraison jusqu'aux gelées.
- Tailler en plein hiver, avant les gros gels (plaies exposées)
- Laisser le centre encombré (maladies favorisées)
- Couper trop loin ou trop près du bourgeon